jeudi 30 août 2012

Le jeudi.


Jeudi.
C’est vraiment ma journée préférée de la semaine. C’est encore mieux que vendredi. Je crois que c'est peut-être l’habitude des nombreuses soirées fortement alcoolisées du jeudi aux Foufs que j’attendais toujours avec impatience dès les premiers maux de tête du vendredi matin. 

Vous souvenez-vous de la frénésie des Foufs? L’empressement d’arriver dans la queue avant 9h pour ne pas commencer l’attente au coin du magasin de lunettes, la peur de perdre ses pieds complètement gelés par les heures interminables d’attente, les bouteilles d’Appleton and coke à finir avant de rentrer, le stress d’apprendre par cœur le nom, la date de naissance, le signe astrologique et l’adresse du ou de la propriétaire de la fausse carte qui allait nous faire rentrer entre ces murs sacrés, les 4 coupons pour les bières, les toilettes du sous-sol et bien entendue, la pizza Madona à 3h du matin. Je me demande encore comment cet endroit est devenu le repère des mineurs et des très jeunes majeurs en soif de remix de musique pop, de danses lascives et de shooters de tequila cheap? La proximité du 281? Les géants avec des tatoos de l’entrée? Les sans-abris qui trainaient toujours juste à coté des portes en barreaux de métal (Annie, je sais que ça, c’était ta raison!), le coté trash d’un bar à tendance punk-rock-métal ou les quatre Budlights gratuites? Quelque soit la raison qui explique la religieuse présence de ce que la rive-sud et la rive nord avait de mieux comme spécimens et même, même quelques real montréalais, je suis persuadée que ce sont les souvenirs des soirées insensées passées dans ce bar qui font du jeudi, ma journée préférée.

Donc, vu qu’aujourd’hui est supposé être cette fameuse journée préférée et que le ciel est nuageux, que mon humeur est massacrante, qu’il n’y avait plus de papier de toilette dans la toilette que j’ai utilisée, que j’ai mal au cœur et que je sais toujours pas quoi manger pour souper, je me suis dit qu’il n’y avait que la musique qui pouvait aider la journée à se rapprocher de ce qu'elle devrait être.

Tout d’abord, Pantha du Prince, qui va surtout plaire à Will et Annie



… et une chanson extrêmement commerciale et quétaine, mais j’aimais les paroles. Will je m’excuse. C’est mon cote féminin romantique qui a pris le dessus.


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