jeudi 26 juillet 2012

Hier, j’ai encore brunché à l’hôpital ou la fois que j’ai été internée de force en neuro


Quelques savants psychologues et psychiatres ont déjà sous-entendus que je pourrais peut-être avoir de légères tendances hypocondriaques, mais rien de trop grave. Agée de 24 ans, j’ai déjà souffert d’un cancer des ovaires et du sein, d’une méningite, de plusieurs mononucléoses, d’une calvitie sévère, sans compter d’au moins six grossesses. Malheureusement, aucune de mes visites médicales pour traiter ces maux ne s’est conclue par un diagnostique positif.

Foutu médecins incompétents.

Cette fois ci, c’est d’une laryngite aggravée de crises de paniques et doublée de chutes de pressions récurrentes avec une légère tumeur au cerveau dont je souffrais.
Fidèle à moi-même, à peine deux mois que je suis dans cette ville et je connais au moins cinq médecins, j’ai découvert le chemin le plus rapide pour se rendre aux urgences et j’ai déjà réussi à dépenser mon salaire mensuel (quoi qu’à 2 euros de l’heure, cette somme est assez facilement gaspillée) en frais médicaux et ce malgré une assurance européenne (Ne pas poser de question concernant cette assurance qui sort de nul part. Une vielle carte blanche que la LMDE m’a fournis. Problemo…j’ai toujours pas envoyé mes papiers, donc officiellement, je ne suis pas assurée….)
Dimanche matin, je pars donc dans mon habituelle croisade vers les urgences vêtue d’un jeans noir troué donnant un accès direct à ma noune et bientôt à mon cul tout entier. Croyant en une visite de routine, je ne pense pas à m’équiper d’un kit de survis quelconque. Je n’ai donc rien en ma possession qui pourrait m’aider à survivre la suite des événements.

Ce qui se passe après…c’est encore flou.

Il me manque certainement une partie importante de l’histoire, la tumeur a dû altérer ma mémoire, car même en y repensant bien, je ne comprends toujours pas.

Un moment je parlais avec un gentil médecin qui essayait de trouver mon problème imaginaire.
Le moment d’après, sans crier garde, un infirmier vient me chercher avec une chaise roulante, un tube à brancher à l’aiguille déjà bien installée dans mon bras, une brosse à dent emballée et deux serviettes.


À cet instant précis, une seule chose me vient à l’esprit : il faut impérativement que j’apprenne l’Allemand.

Dimanche le 22 juin commence donc ma cohabitation avec 2 mourantes et une handicapée.Réveil à 7 am pour les tests sanguins, la pression et les massages de plaies de lit suivit d’un bon petit déjeuner (deux tranches de pain sec) entrecoupé de différents tests tels des IRM, des tests cardiaques, des scans, des rayons X et compagnie. Enfin des médecins qui me prennent au sérieux.
2 litres de sangs,13 petits pots de pipi, 7 examens approfondis, 1 médecins, 2 résidents, 6 infirmières, 8 spécialistes, 3 romans et 22 tranches de pains secs plus tard, on m’annonce que je devrais très probablement survivre.
Diagnostique : une esti de sinusite.

J’ai ma leçon.

Un merci tout  spécial à la belle Annie qui m’a accompagnée dans mes souffrances en passant de longues heures à mes côtés avec des sushis!

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